34/ Compte rendu de course : Le tour du lac d’Aiguebelette

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Le joli lac d’Aiguebelette est situé en région Auvergne-Rhône-Alpes, en Savoie, à 95 km de Lyon, 20 km de Chambéry et 75 km de Grenoble. Le tour complet de celui-ci fait 17 km 300 et se prête facilement à la course à pied avec son peu de dénivelé et ses routes longeant le lac.

Pour la 32ème fois était organisé le Tour du Lac d’Aiguebelette le weekend dernier et pour la seconde fois, j’y participais !

Mais avant de vous faire le petit bilan de cette course, je remonte un peu le temps jusqu’à il y a un an, lorsque je m’élançais pour la première fois dans l’aventure folle d’une course officielle mais aussi dans autant de kilomètres. Mon état ce jour-là ? Anxieuse de ne pas le finir, anxieuse d’être seule au départ de ce challenge, ma copine Marie n’étant pas présente pour m’encourager au départ, mais à la fois au taquet physiquement, je m’étais entraînée tout le mois de mai (j’avais même fait du fractionné ! Oui, oui ! Moi !). A la fin de la course ? Vidée, complètement ! Euphorique, complètement aussi ! J’ai mis trois jours si ce n’est plus à m’en remettre ! (la faute au sur-entrainement?).

Et cette année alors, comment je l’ai vécu ? Je vous raconte !

La préparation 

Haaem, la quoi ? Bon concrètement, on en parle de la préparation ? Ah oui, un peu tout de même, au mois d’Avril ! Avec quasiment 100 km au compteur, une sortie longue par semaine et mes copines pour m’accompagner ! Bref, au mois d’Avril dernier on a bien fait les choses, on a rempli les contrats ! Le mois de Mai… Ah celui-là… C’était une prépa brève ! En vacances les 15 premiers jours, avec un run de 8 km à Montréal, une rando de 15 km et des visites de villes. Donc au final, pas mal de kilomètres au compteur. Mais bon, lorsque l’alimentation ne suit pas et qu’on profite de son voyage… Le résultat est nul non ? Ce qui est certain, c’est qu’en rentrant, il m’a fallu deux semaines au moins pour me remettre dedans, soit au final trois malheureuses petites sorties de 8, 9 km avant la course. Et ma cocotte ! Faut se ressaisir, t’as 17 km à courir le 5 ! Voilà ce que me disait ma petite voix…

Le jour J, un réveil matinal…

La course était à 9 heures et nous partions de Lyon pour faire 95 km. Ça piquait donc ! Debout 5h45, le temps d’avaler un petit dej, d’enfiler short et tee-shirt et c’était parti ! 1h15 de route plus tard nous arrivions à Novalaise, vers la base d’aviron. Comme l’année dernière, il y avait des parkings donc pas de problème pour se garer. Nous avions choisi de retirer nos dossards le jour même, cette possibilité est bien appréciable lorsqu’on habite pas dans le coin ! Encore une fois, à ce niveau tout était fait pour que le retrait se fasse rapidement. Nous avons à peine mis 5 minutes, pour 1500 participants, pas mal !

Avant le départ, nous n’avons pas eu énormément de temps pour s’échauffer, le temps de passer au pipi-room, cinq minutes de trottinement et nous voilà déjà derrière la ligne de départ. Moins angoissée que l’an passé lorsque je courrais pour la première fois une course officielle et qui plus est, 17 kilomètres, j’étais plutôt impatiente de me mesurer à nouveau à cette distance. J’ai retrouvé ma jolie Marie au départ, nous avons discuter un peu puis cinq minutes plus tard, la foule commençait à partir. Ah bon, déjà ?

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Le départ et les premiers kilomètres

Le départ était lancée mais nous n’avions pas vu la chose venir ! Pas de musique de guerriers pour nous chauffer, pas de coup de pistolet. Juste une foule qui avançait comme signe de début de course. Nous n’avons donc pas eu de temps de se dire que ça allait démarrer. Bon ben, let’s go !

Je démarrais à un rythme tranquille de 6,30 au kilomètre, accompagnée de Pauline et de son papa. Les écouteurs dans les oreilles, je me mettais peu à peu dans la course. L’erreur à ne pas faire était de partir trop vite, c’est bon je l’avais assimilé ! Trois kilomètres en mode échauffement musculaire, et déjà le premier ravitaillement ! Même si je n’en avais pas besoin, je me forçais quand même à boire un coup et à prendre deux abricots secs. Petit à petit on accélérait, sans forcément s’en apercevoir : 6,35 ; 6,30 ; 6,25 … tout roulait et nous étions déjà au 5ème kilomètres. Les 5 kilomètres les plus easy de ma vie ! Au 6ème, je décrochais un peu et décidais d’accélérer puisque les jambes suivaient très bien ! Toujours ultra concentrée sur le tempo de ma musique (même si dans ma playlist marathon téléchargée sur Spotify, j’ai eu droit à « hello » d’Adèle à un moment, grand moment de solitude), je savais que le parcours était globalement plat mais qu’autour du 8ème, il y allait y avoir une petite montée, dans le village d’Aiguebelette-Le-Lac. Les kilomètres défilaient et il ne fallait pas trop penser aux kilomètres restants, surtout en regardant le paysage. Le lac, à voir comme ça, parait grand et peut impressionner. La montée du 8ème était là. Je voulais tenir bon et ne pas m’arrêter dans la montée. Ce que j’ai réussi avec brio ! Arrivée en haut et avant la descente du plaisir, il y avait à nouveau un ravitos, qui ne manquait de rien encore une fois ! Eau, quartiers d’orange, chocolat, sucre, fruits secs… Nul besoin de prendre gels ou barres énergétiques sur cette course, promis ! Très rapidement arrivait le 10ème kilomètre, et le retour au bercail.

La deuxième partie de course, sans soleil heureusement !

Je me souvenais qu’en deuxième partie de course l’an passée, nous étions en plein soleil, sur le bitume (la course est 100% bitumée au fait !). Mais cette année heureusement, le temps était idéal puisque nuageux ! Le top pour les coureurs ! Nous n’avons donc pas souffert de la chaleur. Autour du 13ème kilomètres, nous avons eu un dernier ravitaillement avant celui de la fin, et au cours du parcours, les habitants nous encourageaient et nous arrosaient avec leur douches sorties pour l’occasion ! Du 10ème au 14ème, le parcours était truffé de faux plats qui cassaient bien les jambes. Ma co-capitaine et son papa me raccrochaient avec un bon petit rythme ! Nous étions à présent ensemble, jusqu’à la casi fin de la course ! Les trois derniers kilomètres étaient dures et interminables pour moi, j’avais mal au dos et aux genoux, mais globalement je me sentais tout de même mieux que l’année passé physiquement. Pauline s’envola un peu avec un rythme de guerrière, je ne la perdais pas de vu, je voulais finir la course avec elle !! Toujours avec mon 6 minutes de rythme au kilomètre, j’essayais de la rattraper. Je réussis à la rattraper tant bien que mal peu avant le 17ème kilomètres. La course faisait en fait 17 kilomètres 300. C’est donc là que tout se jouait. Les secondes, gratter les secondes. Pourtant, avec l’entrainement désastreux que j’avais réalisé le mois précédent la course, je n’étais pas dans l’optique de faire un chrono. Mais un peu en avance sur ma montre, l’esprit de compétition contre moi-même me rattrapait ! Alors go, Pauline et moi étions partis pour sprinter les 200 derniers mètres… A priori, c’est ce que je fais à chaque fin de course, un petit sprint, une petite montée d’adrénaline ! Et je finis mes courses avec la satisfaction personnelle d’avoir tout donné jusqu’à la fin ! Sauf que là, tout ne s’est pas passé comme prévu… Un cardio qui s’emballe et un petit estomac capricieux m’ont fait m’arrêter net, à 50 mètres de l’arrivée ! Pas de dessin, vous avez compris ! C’est donc tant bien que mal mais surtout en mode gerbe que je termine la course ! Je ne sais pas si il y a eu un photographe à la fin de la course, mais je ne préfère pas aller voir ma tête à ce moment là ! J’ai donc perdu 15 secondes à l’arrivée, et Pauline a filé, je n’ai pas eu mon arrivée entre co-capitaines. Dommage !

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Je termine donc la course en 1h42min et 15sc, et ce qui est drôle, c’est qu’en écrivant cet article, je suis retourné voir mes résultats de l’an passée. Persuadée durant deux semaines d’avoir fait un meilleur temps que l’année dernière, je viens de me rendre compte que : Non ! L’an passée, j’avais fini le tour en 1h41min et 46sc. Mais sans regret, l’important pour moi cette année est d’avoir pris du plaisir à voyager et à relâcher mes gambettes au mois de Mai, et d’avoir pris du plaisir du début à la fin de la course cette année ! Puis ce n’est qu’une question de secondes… 🙂 Le plaisir avant tout !

Après la course : Le plaisir !

Remise de mes émotions, j’étais ravie de constater que je n’étais pas envahie de douleurs aux articulations comme l’année dernière, merci les baskets ! Un petit tour au jet ‘eau pour se rincer de tout ces efforts, puis place au ravitaillement final, que dis-je ! Au buffet final !!! Eau, bières, sodas, pizzas, poulets, pain, fromage, charcuterie, fruits… Tout à volonté et en quantité ! Un vrai festin pour une inscription à 13 euros ! Si vous souhaiter pique-niquer après la course sur les plages du lac, pas besoin d’emporter trop de choses, le buffet est dans la place ! Un seul petit bémol : Le tout petit panneau d’affichage en plein milieu du passage pour les résultats qui m’a découragé ! Pas grave, j’attendrais le soir pour consulter mon temps. Une petite heure plus tard, nous étions sur le chemin du retour, et la voiture nous a bercée tout le long….Ronnnn pshhhhhhhttt………..

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Voici finalement ce que j’ai aimé et moins aimé et moins aimé sur cette course :

J’ai aimé le cadre de la course, ah la Savoie ! J’ai aussi aimé le temps qui était idéal, mais bon, les années se suivent mais ne se ressemblent pas… J’ai comme l’an passé aimé la superbe organisation de celle-ci du retrait des dossards aux ravitaillements copieux, rien à redire pour le prix ! J’ai enfin aimé partager cette course avec ma co-capitaine du DubndiducrewLyon, mais surtout super copine Pauline, et son papa ! Nous avons commencé ensemble et fini ensemble, et ça c’est cool !

J’ai cette année un peu moins aimé le top départ, qui n’a tout simplement pas vraiment été annoncé. Et puis le petit panneau d’affichage, mais c’est un détail…

Non vraiment, il n’y a casi rien que je n’ai pas aimé sur ce si chouette 32ème tour du lac d’Aiguebelette, et si vous ne la connaissez pas encore, je vous la conseille vivement, amis runneurs !

Et si c’était à refaire l’année prochaine ? 

Sans aucune hésitation, OUI !

 

Avez-vous déjà couru une course à distance intermédiaire entre 10 et semi ? Comment l’avez-vous vécu ?

 

Pauline

 

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