42/ Compte rendu de course : Joggiles, le (presque) semi-marathon

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Pour clore l’année, il nous fallait un semi, un premier semi dans nos carrières de petites runneuses. Alors, nous nous sommes décidées, Pauline et moi, et avons choisi le joggiles. Oui mais voilà, le joggiles n’est pas tout à fait un semi-marathon, il manque approximativement 500 mètres. Nous étions donc parties pour une distance de 20,634 km ce dimanche 20 novembre 2016.

Le joggiles, c’est une course vieille de plus de vingt ans, organisée par l’association autour du parc de Miribel Jonage entre Rhône et Ain. Un environnement de nature protégée à vingt minutes de Lyon. De quoi se régaler pour un premier semi-marathon !

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Compte tenu de l’organisation des foulées Venissianes, autre course lyonnaise mythique et classante et où le RP était facilement décrochable, il y avait un peu moins de monde que toutes nos habituelles courses lyonnaises. Nous étions un peu plus de 500 à prendre le départ du 20 km. D’autres distances étaient proposées à l’inscription : 5, 10, 15 et 30, l’occasion de se tester en course nature sur des distances intermédiaires.

Le départ du semi était à 8h30, dure dure pour un dimanche matin ! Après une insomnie (merci la tempête de vent !), me voilà debout à 6h15. Petit dej englouti et tenue enfilée, je décollais une heure plus tard pour aller chercher mon dossard. Pour se garer, aucun souci ! Il y avait suffisamment de places de parking. J’ai assez vite récupéré mon dossard puisque les numéros étaient répartis par tranches de 100 dans le gymnase. On pouvait également le récupérer la veille. Next les files d’attente et donc le stress de la pause pipi qu’on ne pourrait faire ou du départ qui se rapproche bien trop vite.

Début de course : Le monde des bisounours

J’ai retrouvé Pauline et son papa, mes deux acolytes décidément cette année ! Un petit détour pour prendre nos affaires dans nos voitures respectives, nous partions ensuite vers l’arche de départ. Le temps de relacer les baskets, d’ajuster le brassard, il était 8h35 et le départ du « semi » était lancé au son de la fanfare. Les choses sérieuses pouvaient commencer.

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Complètement dans ma course dès le départ, la musique dans les oreilles, je n’avais qu’une crainte, partir trop vite, emportée par la vivacité de la foule. Globalement, j’ai fait un bon départ, en douceur pour chauffer les articulations.

Les premiers kilomètres n’étaient que du bonheur, sans maux de ventre, ou autre bobo particulier. Les jambes déroulaient bien et le soleil s’installait peu à peu sur le joli parc de Miribel Jonage. Un bulletin météo idéal pour un mois de novembre (soleil, pas d’humidité ni de brume matinale) à un détail près : le vent, encore et toujours. Nous l’avons eu finalement par intermittence au cours du parcours, souvent de pleine face, mais nous passions dans des endroits assez protégés. (et là, tu penses à ta copine Elise, à Vénissieux, et tu compatis ;))

La course du joggiles a une particularité quand même par rapport à la plupart des autres semi-marathon : On change environ 367 fois de terrain au court du parcours (hein hein). Du bitume au gravier, en passant par le sable, les chemins humides et plein de feuilles, ou encore les chemins rocailleux, c’est cool, c’est ce que j’aime d’habitude, une vraie course nature ! Sauf qu’avec mes baskets en fin de carrière, mon dos ne m’a pas vraiment remercié, et ce dès le huitième kilomètre. Tout doucement, les impacts avec le sol réveillaient un point douloureux au niveau de mon dos. Au début et avec les ravitaillements, j’arrivais à faire l’impasse dessus.

Fin de course : le mental, ça nous gagne !

Kilomètre 10, l’enfer… On avait entamé depuis un kilomètre presque la boucle qui annonçait la seconde partie du parcours. Le problème : Une ligne droite interminable, avec en prime le droit d’apercevoir, au loin, de petits points de toutes les couleurs se déplaçant bien trop vite à mon goût. J’avais déjà vécu ce cas de figure où tu vois les autres et que tu as l’impression qu’ils sont à 10 000 à la ronde, aux 10 kilomètres de Saint Priest, et je déteste toujours autant la situation !

Bref, c’est pas tout mais il fallait continuer, il restait 10 bornes à faire et j’attendais avec impatience le prochain ravitos !

Globalement, j’ai trouvé les ravitaillements très bien répartis, ils arrivaient pile poil quand j’en ressentais le besoin, soit aux 5, 11 et 16ème kilomètres.

La deuxième partie étaient plus compliquée et je l’ai vraiment subie à partir du 15ème kilomètre avec ce foutu dos qui supportait de moins en moins les impacts avec le terrain. Il m’aurait fallu à ce moment là des sourires, des encouragements, de l’ambiance. Mais j’étais à vrai dire plutôt seule avec ma douleur, cette course manquait d’ambiance ! Ma Pauline et son papa s’envolaient alors que jusqu’ici , nous avions réussi à courir au même rythme. Les runners me doublaient les uns après les autres (la loose quand j’ai découvert que c’était les coureurs du 30 km qui avaient une patate de feu !), ma musique était nulle, j’avais mal.. Bref tout reposait sur le mental à ce moment là.

J’avais un peu rêvé de faire moins de deux heures, mais je m’étais aussi rendu à l’évidence, ça allait être difficile. Là, concrètement, j’ai rapidement fait le calcul dans ma tête et c’était sûr, je ne finirais pas ce presque 21km en moins de deux heures. Alors, je cogitais, je regardais ma montre toute les trois secondes, j’avais envie de marcher.

Mais je me suis souvenue que je ne m’étais encore jamais arrêté en course officielle, que j’étais si proche de mon objectif de réaliser une distance dont je pensais il y a un an et demi, être incapable de courir. J’ai repensé à cette belle année d’entraînements et de rencontres qui m’ont poussé à continuer de façon très régulière ce sport. Ça ne m’a pas vraiment reboosté…. (poin poin poin). Alors j’ai serré les dents, jusqu’au putain de 20ième kilo, jusqu’à cette putain de montée (bordel mais qui a eu l’idée !), jusqu’à apercevoir l’arrivée juste 100 mètres avant la fin de la course.

Non je n’ai pas accéléré en fin de course, je n’ai même pas fini avec le sourire, malgré Pauline et ses encouragements. J’étais au bout du bout mais je n’ai pas marché, et j’ai fini mon premier « presque semi-marathon » en 2h06,54.

joggiles

Ce que j’ai aimé :

  • Le parcours nature
  • L’organisation
  • Le challenge
  • La météo parfaite
  • La course à taille humaine

Ce que je n’ai pas aimé :

  • Le peu d’encouragements (pas de la part des bénévoles, mais peu de public pour cette course)
  • La caillasse, pour mon dos !
  • Un énième sac à chaussures
  • Le bon pour une seule boisson à la fin ? Quel intérêt ?

Et si c’était à refaire :

  • Pas l’an prochain en tout cas, d’autres challenges m’attendent pour cette période de l’année !

 

Et vous, votre premier semi, vous l’avez vécu comment ?

 

Pauline

 

 

 

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One Response

  1. Salut Pauline. Mon premier semi c etait le runinlyon 2015 … j y aie fait mon rp et j ai jamais réussi a battre mon record 1 an apres hahaha. Joggiles m a l air bien pour le changement de terrain presque permanent ça la rend interessante. Tu le décris bien. Bravo d’avoir terminé et fait un bon temps. L’année prochaine je ferai quand meme Vénissieux… mon côté maso…

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